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Encyclopédie du pétrole et des mines pensée pour un Africain — Dossier de recherche (interne, non destiné à publication)

Recherche documentaire réalisée le 10 octobre 2026. Tout chiffre est accompagné de sa source et de son année. Faits établis, déclarations attribuées et points non vérifiés sont distingués.


THÈME 1 — OFFSHORE vs ONSHORE

Définitions simples

Exemples africains

GTA — Grand Tortue Ahmeyim (gaz offshore, Sénégal-Mauritanie) - Gisement à cheval sur la frontière maritime des deux pays, à environ 120 km des côtes, par 2 850 m d'eau — la plus profonde infrastructure sous-marine d'Afrique (Mines Actu Burkina, avril 2025). - Chaîne technique : puits sous-marins → FPSO situé à ~40 km au large (le gaz y est traité : on retire condensats, eau, impuretés) → gazoduc sous-marin → navire FLNG « Gimi » (opéré par Golar LNG) à ~10 km du FPSO, qui liquéfie le gaz pour l'exportation. Une partie est réservée aux besoins domestiques des deux pays (nsenergybusiness, 2025). - Capacité : phase 1 de 2,3 à 2,5 millions de tonnes de GNL par an ; phase 2 envisagée à 5 mtpa. Réserves annoncées : 425 milliards de m³ de gaz (sikafinance, 2025 ; africanbusinessjournal). - Partenaires : BP opérateur (56 %), Kosmos Energy (27 %), Petrosen, la compagnie nationale sénégalaise (10 %), Société Mauritanienne des Hydrocarbures — SMH (7 %). Décision finale d'investissement : décembre 2018 (nsenergybusiness, 2025). - Jalons : premier flux de gaz le 31 décembre 2024 ; première cargaison de GNL exportée le 17 avril 2025 ; opérations commerciales en 2025 (Mines Actu Burkina, 2025 ; Energy Capital & Power, 2025).

Sangomar (pétrole offshore, Sénégal) - Premier projet pétrolier offshore du Sénégal. Opérateur : Woodside Energy (82 %), associé à Petrosen (18 %). Coût estimé : 4,9 à 5,2 milliards de dollars (Woodside, communiqué du 11 juin 2024, via Business Wire). - Au cœur du dispositif : le FPSO « Léopold Sédar Senghor », amarré à ~100 km au large de Dakar, capacité de 100 000 barils par jour, stockage de 1,3 million de barils. Phase 1 : 23 puits (African Energy Chamber, 2024 ; Woodside, 2024). - Premier pétrole : 11 juin 2024 (Woodside, 2024).

Gisements offshore profonds du Nigeria - Bonga : premier gisement développé en offshore profond au Nigeria (bloc OML 118, au large de Warri). Découvert en 1996, production démarrée en novembre 2005. Profondeur d'eau > 1 000 m. Capacité : 225 000 barils/jour via le FPSO Bonga. En 2023, le champ a produit son milliardième baril. Fin 2025, TotalEnergies a cédé sa part : Shell (SNEPCo, opérateur) porte sa participation à 65 %, aux côtés d'Esso (20 %) et d'Eni/Agip (15 %), pour le compte de la NNPC (OE Digital, novembre 2025 ; Wikipédia « Bonga (gisement) »). - Egina (TotalEnergies, bloc OML 130) : découvert en 2003, production démarrée en décembre 2018, à 130 km des côtes par 1 500 m d'eau. Investissement total d'environ 16 milliards de dollars. Le FPSO (330 m de long, 60 m de large, 220 000 tonnes) est le plus grand jamais construit par Total ; ses modules supérieurs ont été assemblés au chantier naval de Lagos (Wikipédia « Egina »).

Gisements onshore algériens - Hassi Messaoud : découvert en 1956, production démarrée en 1960, exploité à 100 % par Sonatrach, la compagnie nationale algérienne. Plus grand gisement de pétrole d'Algérie et du continent africain ; réserves prouvées d'environ 6,4 milliards de barils ; production actuelle estimée autour de 350 000 barils/jour (Wikipédia « Gisement de Hassi Messaoud » ; Global Energy Monitor, 2025). Point de départ de plusieurs oléoducs vers les raffineries et les terminaux d'exportation de la côte. - Contexte : les réserves prouvées de l'Algérie sont estimées à 12-13 milliards de barils, concentrées dans les bassins sahariens de Hassi Messaoud, Berkine et Illizi, pour une production d'environ 1 à 1,1 million de barils/jour (IndexBox, rapport de marché 2026).


THÈME 2 — LA CHAÎNE DE VALEUR : DE L'EXPLORATION À LA COMMERCIALISATION

Les étapes

  1. Exploration : les géologues étudient d'abord le sous-sol (géologie, magnétométrie, gravimétrie), puis réalisent des campagnes sismiques 2D/3D (on envoie des ondes dans le sol et on « photographie » les couches). À ce stade, on ne parle que de « prospects » : des gisements potentiels non prouvés. Seul le forage d'exploration permet de confirmer la présence d'hydrocarbures. Puis viennent la délimitation du gisement, l'évaluation des réserves et l'étude de rentabilité. Une campagne d'exploration dure typiquement de 3 à 10 ans (document « Exploration et Production des Hydrocarbures », via Scribd).
  2. Développement : on construit les installations (puits de production, plateformes, FPSO, pipelines). C'est la phase la plus coûteuse (ex. Sangomar : ~5 milliards de dollars).
  3. Production : le pétrole ou le gaz remonte à la surface, est traité puis expédié. Un champ produit généralement 10, 15, 25 ans ou plus.
  4. Transport (« midstream ») : oléoducs/gazoducs, navires-citernes, stockage.
  5. Raffinage (« downstream ») : à la raffinerie, le brut est chauffé et séparé par distillation fractionnée en essence, gazole, kérosène, etc. ; le craquage transforme les fractions lourdes en produits plus légers (FasterCapital, dossier « En aval »).
  6. Commercialisation : vente du brut, du GNL ou des produits raffinés sur les marchés mondiaux.

Qui fait quoi

Contenu local : exemples africains sourcés


THÈME 3 — RETOMBÉES FINANCIÈRES : QUI GAGNE QUOI ?

Comment l'argent circule : redevances et contrats de partage de production

Fonds souverains et fonds d'épargne : exemples africains

« Qui profite vraiment ? » — chiffres attribués


THÈME 4 — IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX : CAS DOCUMENTÉS

Marées noires et pollution dans le delta du Niger

Torchage du gaz (« gas flaring ») au Nigeria

Mines à ciel ouvert et communautés affectées : exemples sourcés


THÈME 5 — COURS MONDIAUX : COMMENT SE FORMENT LES PRIX

Le pétrole : Brent vs WTI

Les métaux : le LME

L'or

Où suivre les cours gratuitement

Trois notions de base, en simple

  1. Offre et demande : quand la demande mondiale augmente plus vite que l'offre (ou l'inverse), les prix montent (ou baissent). Exemple : une grève dans une grande mine de cuivre au Chili ou un accident à Escondida tend les prix du cuivre (MINES.CD, octobre 2026).
  2. L'OPEP+ : l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (dont la Russie) — environ la moitié de la production mondiale de pétrole (Reuters, février 2026). Les membres se réunissent et fixent des quotas de production pour soutenir ou détendre les prix. Exemple : le 4 octobre 2026, sept pays (Arabie saoudite, Russie, Irak, Koweït, Kazakhstan, Algérie, Oman) ont reconduit leurs objectifs pour novembre 2026, avec un plafond cumulé de 31,01 millions de barils/jour — alors que leur production réelle n'était que d'environ 25 millions de barils/jour en août (OPEP citée par Reuters, via France-Épargne, octobre 2026). L'Algérie y a un quota de 1 007 000 barils/jour. Les décisions de l'OPEP+ influencent directement le Brent.
  3. La spéculation : sur les marchés à terme (NYMEX, ICE), on achète et vend du pétrole ou des métaux pour une livraison future. Des investisseurs qui ne toucheront jamais un baril parient sur la hausse ou la baisse : cela ajoute de la volatilité aux prix, au-delà de la simple offre et demande physique (glossaire ITIE Sénégal : « contrat à terme »).

SOURCES PRINCIPALES (URLs)

Fin du dossier. Travail interne — rien à publier sans vérification et feu vert.

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