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Pétition — Kaddu

Pétition — Pour que Modou Ngom purge sa peine au Sénégal

Le 29 octobre 2026, un tribunal de l'Ohio a condamné Modou Ngom, chauffeur routier sénégalais de 50 ans, à vingt-deux ans et demi de prison pour l'accident mortel du 11 avril 2026 sur l'Interstate 71. Cette pétition ne conteste pas le jugement. Elle demande que soit ouverte la voie de son transfèrement au Sénégal, pour qu'il y purge sa peine, près des siens.

Avant de signer, vous pouvez lire les faits du dossier : la chronologie complète, établie à partir de la presse américaine et sénégalaise et des sources officielles.

Signer la pétition sur Change.org

La signature se fait sur Change.org — elle est gratuite et prend moins d'une minute.

Le texte de la pétition

Pour que Modou Ngom purge sa peine au Sénégal

Le 29 octobre 2026, un tribunal de l'Ohio a condamné Modou Ngom, chauffeur routier sénégalais de 50 ans, à vingt-deux ans et demi de prison pour un accident de la route survenu le 11 avril 2026 sur l'Interstate 71, dans lequel Luke Soposki, son épouse Lynnea et leur fils Logan, âgé d'un an, ont perdu la vie.

Nous ne contestons ni la douleur de la famille Soposki, à laquelle nous présentons nos condoléances, ni la décision de la justice américaine. Nous demandons une chose différente, que le droit international prévoit et que d'autres pays pratiquent : que Modou Ngom puisse purger sa peine au Sénégal, son pays, près des siens.

Un transfèrement n'efface ni la peine ni la faute. Il rapproche un condamné de sa famille, il sert sa réinsertion — c'est la raison d'être de la Convention sur le transfèrement des personnes condamnées, à laquelle les États-Unis sont partie. Aujourd'hui, aucun cadre ne relie les États-Unis et le Sénégal pour un tel transfèrement. Nous demandons :

  1. Au Gouvernement du Sénégal d'engager les démarches d'adhésion à la Convention du Conseil de l'Europe sur le transfèrement des personnes condamnées — comme l'ont fait le Ghana et Maurice — ou, à défaut, de négocier un accord avec les États-Unis, et d'assurer dès maintenant à Modou Ngom l'assistance consulaire à laquelle tout Sénégalais détenu à l'étranger a droit.
  2. Aux autorités compétentes des États-Unis — Département de la Justice et État de l'Ohio — d'examiner avec bienveillance, le moment venu et dans le respect de leurs lois, toute demande de transfèrement le concernant.

Vingt-deux ans et demi loin des siens, ou la même peine purgée dans son pays : la justice y gagne en humanité ce qu'elle ne perd pas en rigueur.

Ce que la pétition peut — et ne peut pas — obtenir

Il n'existe pas, aujourd'hui, de transfèrement direct possible. Le transfert d'un condamné des États-Unis vers son pays exige un cadre conventionnel entre les deux États. Les États-Unis sont partie à la Convention du Conseil de l'Europe sur le transfèrement des personnes condamnées (STE n° 112), à laquelle d'autres États africains ont adhéré — le Ghana en 2019, Maurice plus tôt. Le Sénégal n'en fait pas partie, et aucune convention bilatérale États-Unis–Sénégal de transfèrement n'est connue.

C'est donc d'abord la création de cette voie que demande la pétition : l'adhésion du Sénégal à la Convention de transfèrement — ou un accord avec les États-Unis — et, dès maintenant, l'assistance consulaire pour Modou Ngom.

Le jour où le cadre existera, un transfèrement exigera encore : l'accord des deux États — pour un jugement prononcé par un tribunal d'État, l'Ohio devra consentir le premier —, un jugement définitif (aucun appel en cours), le consentement de Modou Ngom lui-même, et la preuve de sa nationalité sénégalaise — un point que les autorités de l'Ohio ont publiquement contesté et qui sera une pièce centrale du dossier.

Signer cette pétition ne libère personne et ne raccourcit aucune peine. Cela dit aux deux gouvernements qu'une communauté demande que la voie légale soit ouverte et examinée.

English version

Let Modou Ngom serve his sentence in Senegal

On October 29, 2026, an Ohio court sentenced Modou Ngom, a 50-year-old Senegalese truck driver, to twenty-two and a half years in prison for the April 11, 2026 crash on Interstate 71 in which Luke Soposki, his wife Lynnea and their one-year-old son Logan lost their lives.

We do not question the Soposki family's grief — we offer them our condolences — nor the decision of the American court. We ask for something different, which international law provides for and other countries practice: that Modou Ngom be allowed to serve his sentence in Senegal, his own country, close to his family.

A transfer erases neither the sentence nor the wrong. It brings a sentenced person closer to his family and serves his rehabilitation — the very purpose of the Convention on the Transfer of Sentenced Persons, to which the United States is a party. Today, no framework links the United States and Senegal for such a transfer. We therefore ask:

  1. The Government of Senegal to seek accession to the Council of Europe Convention on the Transfer of Sentenced Persons — as Ghana and Mauritius have done — or to negotiate an agreement with the United States, and to provide Modou Ngom, without delay, with the consular assistance owed to every Senegalese detained abroad.
  2. The competent United States authorities — the Department of Justice and the State of Ohio — to give fair consideration, when the time comes and in accordance with their laws, to any transfer request concerning him.

Twenty-two and a half years far from his family, or the same sentence served in his own country: justice gains in humanity what it does not lose in rigor.

Sign the petition on Change.org

Les faits du dossier — The full fact file on Kaddu

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Pétition lancée le 29 octobre 2026 sur Kaddu, la plateforme fondée par Mouhamed Diop, à la suite du dossier factuel « Le cas Modou Ngom, aux États-Unis ». Elle ne conteste ni le verdict ni la peine prononcés par la justice américaine ; elle demande l'ouverture de la voie légale du transfèrement et l'assistance consulaire. Nos condoléances accompagnent la famille Soposki.